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25/01/2012 - Ville, compétences, démocratie - Axe II du LAVUE

25 janvier 2012, de 10h à 13h à l’ENSA PVS en salle 705 au 7ème étage.

Véronique Biau, "Compétences et professionnalités chez les architectes. Le cas de l’habitat en autopromotion" et Elise Macaire, "L’architecture à l’épreuve de nouvelles pratiques. Modes d’inscription de l’activité architecturale dans le champ culturel".

1. Véronique Biau : Compétences et professionnalités chez les architectes. Le cas de l’habitat en autopromotion

Je mettrai en dialogue, à partir du cas des concepteurs (architectes en particulier), la notion de compétence avec celle de professionnalité, qui met l’accent non seulement sur l’activité mais aussi sur l’identité professionnelle et sur la représentation qu’a le praticien de son rôle par rapport à son client, à ses partenaires de l’acte de construire et par rapport à la société dans son ensemble.
On a souvent décrit la professionnalité des architectes comme tendue entre deux voire trois objectifs : l’oeuvre et le service ou encore l’oeuvre, le produit et le service. On peut regarder comment chacune de ces polarités fait varier le rapport du praticien avec les logiques du "champ de l’architecture" au sens bourdieusien du terme, quelles compétences elle met en avant, quels rapports elle favorise avec les commanditaires. En m’appuyant sur mes travaux récents (voire en cours) je dirai quelques mots de la manière dont les architectes négocient leur professionnalité quand ils sont confrontés (comme dans le cas de l’habitat en autopromotion) à une commande collective organisée, prégnante et développant certaines formes de compétences.

2. Elise Macaire : L’architecture à l’épreuve de nouvelles pratiques. Modes d’inscription de l’activité architecturale dans le champ culturel

Depuis le début des années 90, des associations d’architectes mettent en avant des démarches alternatives au processus traditionnel d’élaboration du projet architectural ou urbain. Elles privilégient des interventions sur les petites échelles permettant une maîtrise plus importante des habitants sur le projet dans le cadre d’actions engageant peu de moyens. A la fois proches des artistes activistes et de l’éducation populaire, ces architectes proposent des méthodes alliant pédagogie de la création et participation démocratique. Le militantisme et la coproduction avec le public semblent ainsi dessiner les contours de pratiques qui, bien que marginales, participent au changement des valeurs traditionnelles du champ de l’architecture. Une nouvelle /socialisation/ de l’activité des architectes serait-elle à l’œuvre ?