06/05/26 – Soutenance de thèse de Marcos Colina López : « Fabriquer et transformer des “espaces publics” dans les barrios de Caracas »
Le 6 mai 2026, à l’ENSA Paris La Villette, site Ardennes
mardi 21 avril 2026
L’équipe du LAVUE-LET a le plaisir de vous annoncer la soutenance de la thèse de doctorat en architecture, urbanisme et environnement de Marcos Colina López le 6 mai 2026 à 14h00 aux Ardennes.
Sujet
Fabriquer et transformer des « espaces publics » dans les barrios de Caracas. Conflits et hybridations entre savoirs de l’architecture et de l’autoproduction
Direction de thèse : Jodelle ZETLAOUI-LÉGER
Co-encadrement : Bendicht WEBER et Florinda AMAYA
Année d’inscription : 2022
Financement : Contrat doctoral d’HESAM Université (2022-2025)
Établissement : ENSA Paris-la Villette
Discipline : Architecture, urbanisme et environnement
École doctorale : ED 546 Abbé Grégoire
Mots-clés : autoproduction, autoconstruction, espaces publics, confrontation et circulation des savoirs, habitants, architectes, barrios, Venezuela, Amérique latine, architecture
Date de soutenance : 06 mai 2026 à 14h00
Lieu : 23 rue des Ardennes, 75019, Paris, salle de Séminaires de RDC
Lien Theses.fr : [https://theses.fr/s304290]
Résumé
Cette thèse interroge la nature et les modalités d’action d’architectes dans des quartiers autoproduits (barrios) à Caracas. Cette forme d’urbanisation, où les habitants prennent en charge la presque totalité de la fabrication des logements et des infrastructures, domine au Venezuela comme dans de nombreux autres pays d’Amérique latine. Depuis 1960, des acteurs exogènes, dont des architectes vénézuéliens et étrangers, contribuent à différents degrés à la transformation de ces barrios, notamment pour réduire leur vulnérabilité face à plusieurs risques urbains. Si, à partir des années 1960, ils y intervenaient avec les pouvoirs publics, depuis une vingtaine d’années à Caracas, plusieurs s’autonomisent dans leurs actions pour explorer une nouvelle situation de projet. Ils revendiquent le besoin d’une autre forme de collaboration avec des habitants et s’engagent sur la transformation des lieux et des objets à usage collectif en les qualifiant d’« espace public ». Pourquoi privilégient-ils ce type d’espace dans leurs interventions ? Qu’espèrent-ils produire avec ces actions ? Comment se positionnent-ils et travaillent-ils avec ces habitants ? Quelle est la nature et la portée de ces collaborations ?
La thèse s’organise en quatre parties. La première expose une double généalogie critique : d’une part, sur l’intervention des architectes dans les barrios vénézuéliens, et d’autre part, sur la constitution d’une nouvelle catégorie d’action professionnelle pour ces derniers, en faveur de ce type de territoire. La deuxième s’appuie sur des études de cas et analyse la « mise à l’épreuve » du travail des architectes et de l’« espace public » dans la ville autoproduite. La troisième, analyse les controverses que soulèvent ces collaborations en matière de savoirs, de représentations sociospatiales et de stratégies de projet. Enfin, la quatrième partie étudie comment les habitants-faiseurs de ville et les architectes dépassent les controverses et font évoluer leurs répertoires de réflexion et d’action, voire leurs systèmes de savoirs et leurs valeurs. En définitive, la thèse examine et interprète les mécanismes d’apprentissage individuel et collectif dans la frugalité contrainte des barrios de Caracas.
Jury
Anne COSTE, Professeure, ENSAG-UGA, AE&CC (rapportrice)
Jérôme MONNET, Professeur, Université Gustave Eiffel, LVMT (rapporteur)
Héloïse NEZ, Professeure, Université Paris Cité, LIED (examinatrice)
Nicolas TIXIER, Professeur, ENSAG-UGA, AAU (examinateur)
Julien REBOTIER, Chargé de recherche, CNRS, TREE (examinateur)
Yaneira WILSON, Maître de conférences, ENSAPVS, LAVUE-CRH (invitée)
Image : Marcos Colina López
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