25-26/11/25 – Table ronde « Quand l’architecture se fait laboratoire »

L’événement « Crossroads » proposé par l’ENSA Saint-Étienne les 25 et 26 novembre 2025 a mobilisé une vingtaine de professionnels dont les trajectoires illustrent la capacité de la discipline à fabriquer des modèles alternatifs de projet. Margotte Lamouroux et Angèle Launay ont participé toutes les deux à la table ronde « Quand l’architecture se fait laboratoire ».

Synopsis de la table ronde
La recherche en architecture est encore jeune — à peine quinze ans. Ces quinze dernières années ont vu des crises multiples faire peser sur l’environnement bâti de fortes attentes. Aujourd’hui, la mobilisation de nouvelles compétences, le soin des habitants et des territoires, la valorisation et la protection de l’invisible sont les sujets au coeur de la recherche en architecture. Mais de quelle recherche parle-t-on ? Par le projet ? Sur le projet ? Pour le projet ? Éclairer ou prospecter ? Quelles passerelles existent entre recherche et architecture construite ? Si des conflits peuvent exister entre agence et université, il semble possible de converger vers un langage commun. Accompagner l’innovation et la recherche appliquée en architecture est d’ailleurs inscrit dans la nouvelle Stratégie nationale pour l’architecture. Le développement des thèses CIFRE, favorisant l’emploi des docteurs dans les agences, en est un exemple, tout comme la création de chaires de recherche partenariales entre agences et universités. Hybrider savoirs et pratiques permet de produire de nouvelles connaissances. Mais peut-on encore faire de la recherche en architecture sans travailler en agence ? Quel nouveau projet professionnel cette recherche peut-elle permettre de construire ?

Intervenants de la table ronde
– Pauline Detavernier, directrice de la recherche PCA STREAM, maîtresse de conférences à l’ENSA Paris Val-de-Seine
– Angèle Launay, conseillère architecte au CAUE Côte-d’Or, chercheuse au LET-LAVUE
– Margotte Lamouroux, architecte, enseignante à l’ENSA Paris-La Villette, chercheuse au LET-LAVUE,
– Antoine Pauchon, chef de projet IDHEAL

Description de l’événement
S’adressant à une génération d’étudiant·es en quête de nouveaux horizons, « Crossroads » contribue à sortir des canevas qui ont défini l’architecture par l’idée de « bâtir », en montrant qu’il est « légitime », quand on est étudiant·e, de faire d’autres plans que celui de construire, tout en mobilisant dans son parcours professionnel les compétences, la culture et la plasticité acquises dans un cursus parmi les plus exigeants. Maîtrise d’ouvrage, activisme, activation, recherche : pariant sur les capacités de l’architecte à voir le monde en coupe, donc à orchestrer, documenter, valoriser et instruire un monde plus inclusif, plus démocratique et plus durable, cette troisième édition de « Crossroads » s’articule autour de 4 thématiques réparties sur deux journées. Pour favoriser la rencontre et le dialogue, les tables rondes du matin réuniront 4 intervenant·es autour d’un·e modérateur·rice enseignant·e à l’école. L’après-midi, chaque intervenant·e est invité·e à animer consécutivement 3 workshops d’une heure avec un petit groupe de 5 à 10 étudiant·es de l’ENSASE. La soirée du mardi 25 novembre réunira l’ensemble des intervenant·es autour de la découverte des projets, Muqarnas et Pivoine, développés actuellement par l’ENSASE dans la ville de Saint-Étienne. Ce programme est proposé par Annabelle Hagmann, fondatrice de AHA, bureau de production et de communication qui fait résonner ville et société, sur l’invitation de Cédric Libert, directeur de l’ENSASE.

Plus d’informations : https://www.st-etienne.archi.fr/2025/10/16/crossroads-3-dautres-plans-que-batir/