Mises en lumière et zones d’ombre dans l’ouverture au public de la Petite Ceinture ferroviaire de Paris

Les Cahiers de la recherche architecturale urbaine et paysagère [En ligne], Actualités de la recherche, mis en ligne le 21 janvier 2021

L’accès large et libre à la Petite Ceinture ferroviaire de Paris, sujet de toutes les convoitises, représente de nos jours une promesse faite par la Ville, de mise en place d’un dispositif d’aménagement innovant, plus économe et plus inclusif, et rassemblant chantiers participatifs, aménagements publics et privés classiques et appels à projets concernant les occupations temporaires. Forts d’un travail empirique et d’un travail d’immersion au sein d’un des trois collectifs de compétences mandatés de 2016 à 2019 pour la mise en place des chantiers participatifs, nous retracerons l‘évolution de la Petite Ceinture, du débat la concernant au processus mis en place par la Ville, afin de décrypter ce dispositif voulu expérimental. Par le biais de l’analyse des discours et des actions des divers acteurs impliqués (notamment les expérimentations mises en place par les collectifs), nous souhaitons faciliter le regard critique du lecteur sur l’équilibre instauré entre méthodes de fabrication urbaine, proches du marketing, et libertés laissées aux Franciliens, Parisiens et riverains dans la transformation de cette richesse collective. Cela nous permettra de saisir les dits et les non-dits, le visible et l’invisibilisé — qu’il s’agisse là d’enjeux et d’ambitions, ou encore d’usagers et des usages stimulés ou empêchés — afin de mieux comprendre les raisons et les effets du processus engagé et donc la cohabitation entre valorisation et rentabilité d’une part et projets citoyens autogérés d’autre part.

Mots-clés : Petite Ceinture, Paris, Bien commun, Coconstruction, Habitants

Voir en ligne : Lien vers l’article